J’ai grandi à Firminy en regardant mon père préparer ses vélos le dimanche matin avant les sorties club. Le calendrier cycliste n’était pas quelque chose qu’on consultait — c’était quelque chose qu’on vivait. Paris-Roubaix en avril, le Dauphiné en juin, le Tour de France en juillet : ces rendez-vous structuraient l’année autant que les vacances scolaires ou la rentrée. Voilà le calendrier 2026 que j’attends le plus.
Les classiques de printemps : le cœur de la saison
Les classiques de printemps constituent ce que les amateurs de cyclisme appellent le « Monument » — des courses d’un jour avec plus d’un siècle d’histoire qui réclament des profils de coureurs très différents des spécialistes de grand tour.
Paris-Roubaix (avril 2026) — La « Reine des Classiques » traverse les secteurs pavés du Nord de la France dans des conditions météorologiques souvent difficiles. J’ai assisté à l’édition 2024 depuis Arenberg — le passage dans la forêt d’Arenberg, avec ses pavés et sa boue, est un spectacle à nulle autre pareil dans le monde du sport. Les coureurs qui y gagnent sont d’une trempe particulière.
Liège-Bastogne-Liège (avril 2026) — La doyenne des classiques, couru en Belgique et dans les Ardennes. Les grimpeurs y ont souvent leur mot à dire en fin de course. Tadej Pogačar a transformé cette classique en terrain d’expression de sa domination, mais les surprises restent possibles quand la météo s’en mêle.
Le Critérium du Dauphiné : ma course de terrain
Le Critérium du Dauphiné, couru en juin dans les Alpes françaises, est la course que je suis de plus près depuis sept ans. Elle traverse des routes que je connais — les cols de la Chartreuse, le Vercors, les vallées de Savoie. Plusieurs étapes partent ou arrivent dans des villes que je peux rejoindre en voiture depuis Firminy en deux heures.
En 2025, j’étais en bas du col du Télégraphe quand j’ai vu passer la tête de course avec moins d’un kilomètre d’avance sur le peloton. Ce genre de moment — sentir le sol vibrer légèrement, entendre les équipes radio des journalistes, voir les coureurs passer à un mètre — ne s’explique pas en mots. C’est l’expérience du terrain qui donne du sens à tout ce que j’écris ensuite.
Le Dauphiné sert aussi de répétition générale avant le Tour de France. Les équipes testent leurs leaders, les collaborations entre équipiers, les stratégies d’alimentation en altitude. C’est une course à lire à deux niveaux : le résultat du jour et les signaux pour juillet.
Le Tour de France 2026 : l’événement majeur
Vingt et une étapes, vingt-deux équipes, environ 175 coureurs au départ. Le Tour de France reste la course cycliste la plus suivie au monde. En 2026, le parcours devrait de nouveau traverser plusieurs massifs montagneux français — les Pyrénées ou les Alpes, parfois les deux — avec des arrivées au sommet qui décident du classement général.
Pour suivre le Tour, France Télévisions reste la chaîne principale avec France 2 et France 3, complétée par Eurosport pour les analyses longues et le streaming de France TV Sport pour les étapes en intégralité.
Les courses françaises à ne pas négliger
Au-delà des grandes courses internationales, le calendrier cycliste français propose des épreuves de qualité qui méritent attention :
- Paris-Nice (mars) — La « Course au Soleil », première épreuve par étapes de la saison en France. Les sprinters et les puncheurs s’y expriment avant les grimpeurs.
- La Flèche Wallonne (avril) — Mur de Huy en finale, toujours spectaculaire. Les grimpeurs explosifs y brillent.
- Grand Prix de Wallonie — Course d’un jour belge qui clôt souvent les classiques ardennaises.
- Tour du Limousin et Tour Poitou-Charentes — Des épreuves régionales qui permettent de voir les coureurs de la relève française dans leur environnement.
Le cyclisme français a retrouvé de la hauteur ces dernières années avec des coureurs comme Romain Bardet, Julian Alaphilippe, David Gaudu. La relève existe — dans les équipes Continental et ProTeam, on trouve des profils prometteurs qui font leurs classes sur les courses régionales avant de viser les grandes épreuves.
Je serai sur les routes du Dauphiné en juin, comme chaque année. Si vous êtes de la région et que vous prévoyez d’assister à une étape, dites-le moi — ces moments se vivent mieux en bonne compagnie.
Le cyclisme en France vu depuis Firminy : mon carnet de route personnel
Le cyclisme en France m’a été transmis par mon père, mécanicien passionné qui m’emmenait voir les étapes du Critérium du Dauphiné dès mes douze ans. Ces souvenirs de bord de route, avec les coureurs qui passaient à quelques mètres, ont forgé ma vocation de chroniqueur sportif. Firminy est une ville qui a vu passer les grandes boucles sur ses routes, et chaque édition ravive en moi ce mélange d’excitation et de nostalgie qui définit la relation des passionnés avec ce sport.
Ce qui différencie le cyclisme des autres sports que je couvre — football, rugby, handball — c’est l’accès direct au spectacle. On ne paie pas pour voir un coureur passer au col de la Croix de Fer ou au sprint final d’une étape de plaine. On pose simplement son vélo au bord de la route, on attend, et pendant dix secondes, on frôle l’élite mondiale. Cette promiscuité unique entre le public et les athlètes est l’une des raisons pour lesquelles le cyclisme français reste une passion populaire malgré les crises de dopage qui ont émaillé son histoire.
Les grandes courses du calendrier cycliste français 2026 à ne pas manquer
Le calendrier 2026 s’annonce particulièrement riche pour les amateurs de cyclisme en France. Paris-Roubaix en avril ouvre la saison des classiques avec ses pavés légendaires. Le Critérium du Dauphiné en juin sera, comme chaque année, le dernier test avant le Tour de France pour les favoris du classement général. Et le Tour lui-même, avec un tracé qui traverse plusieurs régions que je connais bien, promet des étapes de montagne spectaculaires dans les Alpes.
Pour suivre ces courses dans les meilleures conditions télévisuelles, j’ai rédigé un guide détaillé sur la chaîne Tour France et les options de diffusion en 2026. Et pour les passionnés de sport motorisé qui partagent l’amour de la vitesse avec les cyclistes, mon analyse du CRF450S et ses performances en moto cross explore une autre facette de la culture sportive française que je couvre avec le même enthousiasme.